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Finalistes Femme entrepreneure

Christina Dauphin – Nancy Raymond – Élodie Postel

Son parcours

Christina Dauphin a su qu’elle allait bâtir son entreprise. Un parcours atypique, de nature autodidacte, l’entrepreneuriat était le chemin tracé pour elle. Elle a pu y développer ses forces qui sont une grande capacité à faire face aux défis, son leadership naturel et son aptitude à créer et maintenir un réseau d’affaires de qualité. Son entreprise, Dauphin Entretien Ménager a vu le jour en 2011 et au cours des 5 années suivantes, son plan d’affaires a été réalisé et ses objectifs dépassés. Elle met au cœur de la mission de son entreprise des valeurs d’engagement socio-économique tel que le développement des compétences de la main-d’œuvre, l’employabilité et l’engagement communautaire.

Ce qui l’a conduit vers l’industrie de la construction

Christina priorise ses services vers les chantiers de construction par passion et par choix d’apprendre à travailler avec plusieurs corps de métier, et acquérir plus d’expérience dans tous types de chantiers.

Ses réalisations

Spécialisée en services de livraison de bâtiments neufs de type institutionnel, commercial et résidentiel.

Emploi des femmes comme manœuvres

Une des premières entreprises à proposer des services de désinfection quotidienne pour protéger la santé des travailleurs et travailleuses de la construction durant la pandémie du Coronavirus.

Ses défis

Christina Dauphin connait l’urgence de livrer dans des délais très restreints. Elle sait démontrer une grande flexibilité à rendre l’impossible possible. De plus étant une équipe majoritairement féminine, elle doit composer avec le préjugé typique de la place des femmes sur les chantiers de construction. Elle a su en tirer parti en démontrant le savoir-faire de son entreprise, en gardant son professionnalisme et en prouvant que suite à son passage, le fruit de son travail était mis en valeur et grandement bonifié!

Sa vision de la place des femmes dans l’industrie

Les femmes sont innovantes. Innovantes par leur souci des détails et leur force à mettre de l’avant la complémentarité versus l’adversité. Même si en 2020, elles sont encore moins nombreuses que les hommes en termes de métiers spécialisés, elles sont de plus en plus à être diplômer comme ingénieures et architectes. Le renversement des rôles traditionnels nous démontre que le milieu de la construction s’enrichit de la présence des femmes et que cette présence tend à s’accroître. Nous sommes deux femmes copropriétaires de l’entreprise et notre capacité d’écoute, notre versatilité à gérer plus d’un chapeau à la fois nous démarquent en tous points. Nous sommes toutes les deux mères de fillettes et espérons qu’à travers nos actions, elles n’auront plus à répondre à la place d’un genre, masculin ou féminin dans une industrie.

Son parcours

Autonome dès l’âge de 17 ans, Nancy Raymond réalise que la structure d’éducation offerte par le Cégep ne lui convenait pas. Anxieuse de pouvoir s’établir financièrement, elle choisit un parcours académique plus rapide par le biais d’un DEP en comptabilité. Fille d’entrepreneur, elle a toujours tenu à faire ses preuves et bâtir sa propre réputation. Après une décennie à œuvrer pour le gouvernement fédéral, elle a réalisé qu’elle était bel et bien une entrepreneure. Mère monoparentale d’une jeune fille de sept ans et nouvellement enceinte, elle a décidé de sauter à pieds joints dans le monde des affaires en 2005, en procédant à l’acquisition d’une franchise en nettoyage et rénovation après sinistre à Gatineau. En 2007, elle devient franchiseur du territoire du Québec, procédant ainsi à une croissance de 8 à 18 franchisés. Ensuite elle rompt sa relation d’affaires avec cette bannière pour faire l’acquisition de Steamatic Canada, un réseau de franchises du même domaine en opération depuis plus de 50 ans, ce qui lui permet encore aujourd’hui d’être à la tête d’un réseau national. Aujourd’hui entraîneuse pour le programme Émergence de l’EEB, elle cumule plusieurs formations du HEC, de l’Institut du Leadership et diverses formations en ligne, en plus de participer régulièrement à des conférences et panels de discussions.

Ce qui l’a conduit vers l’industrie de la construction

Étant fille d’un entrepreneur en toiture, la construction fait partie de son ADN familial puisque plusieurs membres de sa famille œuvrent dans différents secteurs de la construction, depuis de nombreuses années. Elle se rappelle quand son père et ses oncles parlaient d’affaires chez ses grands-parents, elle adorait écouter leurs histoires.

Ses réalisations

La première femme actionnaire unique, présidente et directrice générale d’un réseau dans le domaine de l’après-sinistre au Québec en 2007

La première femme propriétaire d’une bannière nationale en Amérique avec Steamatic Canada

Veille à l’établissement d’une structure d’entreprise qui se veut basée sur un modèle incitant l’intrapreneuriat, qui a valu à Steamatic Canada le prix de PME de l’année en 2019 par la Chambre de commerce de Gatineau.

Impliquée dans diverses causes telles que le Réseau Mentorat, Présidente d’honneur des Rêves de Monique et Présidente d’honneur de la campagne Des Ailes pour Elles

Ses défis

L’un des principaux défis auquel elle a fait face a été à son arrivée dans l’industrie en 2005, alors qu’il n’y avait presque pas de femmes qui y œuvraient. Elle devenait franchiseur de ses collègues masculins qui avaient déjà beaucoup de mécontentement envers son prédécesseur. Elle a dû faire sa place et s’imposer dans un milieu pratiquement entièrement masculin. Mais le plus grand défi auquel elle a été confrontée est survenu en 2016, lorsqu’elle a été frappée par la maladie au même moment de son acquisition de Steamatic Canada. Elle a dû complètement lâcher prise et faire entièrement confiance à son équipe en place pour gérer les choses, alors qu’elle luttait pour sa vie à l’hôpital. Cette expérience s’est avérée être un beau succès et lui a appris plusieurs leçons.

Sa vision de la place des femmes dans l’industrie

Ça me désole de devoir encore répondre à ces questions, car pour moi, on ne devrait plus les poser. Force est d’admettre que nous avons encore beaucoup de travail à faire pour reconnaitre la femme comme un atout en entreprise, surtout en construction. Je suis chanceuse d’avoir de bons ambassadeurs dans mon cercle d’affaires; des hommes et des femmes qui misent sur le leadership et les forces de chacun des membres de leurs équipes pour arriver aux succès escomptés. Je crois profondément qu’il est de la responsabilité de tous de faire de la place aux femmes passionnées et déterminées.

Son parcours

Diplômée d’une maitrise en architecture de l’École Nationale Supérieure de Paris La Villette en France, Élodie Postel choisit le Canada et devient chargée de projet à la Maison d’architecture du Québec. Une fois son permis d’architecte au Québec en poche en 2016, elle fonde la même année sa propre entreprise qui œuvre dans le domaine de l’architecture, SOS Archis, une brigade volante de techniciens, de modélisateurs et de dessinateurs en architecture qui se déplace dans les firmes d’architecture afin de les aider dans la production de leurs projets.

Ce qui l’a conduit vers l’industrie de la construction

Jeune, Élodie Postel souhaitait être diplomate, ensuite elle souhaitait être archéologue. Elle a finalement fait des études de mathématiques pour réaliser qu’elle avait besoin d’un métier dans lequel elle pourrait exercer à la fois sa créativité, son esprit cartésien, la diplomatie et l’histoire. Elle aimait le domaine de la construction et voulait devenir promoteur immobilier, et elle s’est dit que ce serait bien aussi d’explorer l’architecture. Un jour elle a trouvé le métier qui lui correspondait mais dans lequel elle ne rentrait pas, alors elle a créé sa propre opportunité.

Ses réalisations

Lors de ses débuts avec sa propre entreprise, elle a réalisé un projet de résidence pour ainés de plus de 15 millions de dollars dans une région rurale du Québec. Une de ses plus belles réalisations en tant qu’architecte. Seule femme autour de la table, la plus jeune, la seule immigrante, la seule personne issue d’une minorité culturelle et la seule architecte. Un projet dont elle est très fière et pour lequel elle a décidé de travailler avec beaucoup de nouveaux arrivants afin qu’ils aient l’opportunité d’avoir une première expérience québécoise.

Ses défis

Élodie Postel a dû faire face à la perception que les autres avaient d’elle. Femme, jeune, maman, immigrante, noire, entrepreneure, engagée, sérieuse et très rigolarde, elle se disait qu’elle ne correspondait pas aux standards de sa profession. Cela a été pour elle un parcours compliqué pour s’accepter. Arrivée au Québec en 2009, elle a dû faire face au décès de son mari l’année suivante. Devenue mère célibataire avec un statut particulier, elle ne pouvait travailler qu’à condition d’obtenir un permis de travail fermé. Elle a quand même décidé de rester au Canada en attendant son permis de travail définitif en vivant de ses économies et des bons de paniers alimentaires avec sa fille. Une période extrêmement pénible qui a duré 10 mois mais qui a finalement débouché, sur une embauche dans une firme d’architecture dans laquelle elle fût heureuse.

Sa vision de la place des femmes dans l’industrie

Je pense qu’une des clés de la place des femmes dans le milieu de la construction passera par l’immigration, et de la capacité à trouver des ponts pour attirer des femmes performantes, visionnaires au sein de cette industrie. Il est évident que plusieurs paliers étatiques sont concernés. L’accès une fois installés au Canada à de la formation professionnalisante, où les femmes se sentiraient respectées pour leurs compétences, où elles verraient qu’elles peuvent évoluer dans leurs disciplines, où elles sentiraient qu’elles sont les pionnières et qu’elles ont un rôle à jouer dans l’industrie de la Construction.

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